Throwback Thursday Livresque #31

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C’est parti pour le rendez vous du jeudi, avec un nouveau Throw Back Thursday livresque. Chaque semaine je prends toujours autant de plaisir à vous préparer ce billet et à lire les votre qui très souvent me font découvrir des livres que je ne connais pas.

Le Thowback Thursday livresque c’est quoi?

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livre. L’idée est simple:  un souvenir = un livre. C’est à dire que chaque jeudi elle présentera un thème spécifique et on devra parler d’un livre qui nous fera penser à ce thème. Ce rendez vous hebdomadaire permet de ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à vos lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres ! C’est Bettie Rose à l’initiative de ce ThrowBack Thursday

Thème de la semaine: 

2016

Des livres en 2016 j’en ai lu quelques uns… choisir le plus marquant n’a pas été facile. Il y a bien sûr eu les lettres de Rose de Clarisse Sabard. Mais comme j’en ai déjà parlé dans un TBTL, j’ai choisi de vous parler En attendant Bojangles de Olivier Bourdeaut. J’avais eu un énorme coup de cœur pour cette histoire. Ce roman est un petit bijou de désespoir caché au cœur d’un écrin d’humour! Ce livre est une ode à la vie et à l’amour. L’on écoute tour à tour le fils, admiratif, devant ses parents qui semblent vouloir faire de leur vie une fête et qui refusent toute sorte de banalité dans leur quotidien, et le père sur un ton plus grave lorsqu’il écrit son journal. Ce couple, hors norme, excentrique et un brin cocasse, se voue un amour particulièrement fort, un amour un peu fou. Vous ne pouvez lire ce roman et du coup cet article sans avoir ce rythme lent, envoûtant en tête ! La voix de Nina Simone ronde, berçante et ensorcelante.
Cette musique cadence l’histoire de cette famille anticonformiste. Elle revient inlassablement pour notre plus grand plaisir.

516osyNkWGL._SX210_ Résumé: Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

Un ptit mot sur le livre:

Un jeune garçon, dont le lecteur ignore l’âge nous narre la vie enchantée pour ne pas dire déjantée qu’il a mené avec ses parents. Entre une mère complètement extravagante pour ne pas dire légèrement dérangée et un père plus qu’aimant qui la suit dans toutes ses bouffonneries, notre jeune héros n’en est pas moins malheureux pour autant. Au contraire, je dirais même que c’est le garçon le plus heureux qui soit, vivant toujours dans un monde de danses, de rencontres impromptues, de décadence, de beuverie mais attention, tout cela avec modération ! J’allais oublier Mademoiselle Superfétatoire, l’oiseau chanteur, l’oiseau farceur mais aussi l’oiseau cajoleur de cette formidable petite famille. Famille qui est toujours complètement à l’ouest, planant sans pour autant avoir pris de calmants et qui entraîne le lecteur dans une vie mythique, une vie magique, une vie complètement surréaliste. Ah oui, à cela aussi, il faudra vous y faire, très chers, le fait que la narrateur amie à s’exprimer en vers… Chez eux, tout est prétexte à des festivités, toutes les raisons sont bonnes et c’est toujours la mère qui en est l’instigatrice.
Même l’école est jugée inutile car l’enfant écrit à l’envers et a du mal à s’adapter de même que pour le calcul. Aussi les parents ont leur façon bien personnelle pour que leur garçon puisse malgré tout apprendre à écrire et à compter.

Ce magnifique roman est écrit d’une façon légère, simple et émouvante.
Cela a été un véritable bonheur de découvrir ce jeune auteur de 35 ans. Un grand garçon tout simple et qui sait faire participer le lecteur en le menant tout doucement vers le sujet de la maladie mentale et la fin garde, malgré tout, une certaine poésie. Ce livre est un trésor.
Il inspire la recette d’un bonheur délicieusement dévastateur lorsqu’on ose entendre et prendre soin de notre âme d’enfant.
Il murmure que la folie est belle lorsqu’elle transforme le quotidien en la plus belle des aventures.
Il chuchote que l’amour est sans limites lorsqu’il transcende chaque regard et qu’il permet aux filles d’être des princesses et aux garçons d’être des chevaliers.

La joie et la folie se côtoient au quotidien dans cette famille singulière qui a choisi la poésie et la fantaisie pour affronter inquiétudes, morosité et habitudes.
Le tourbillon contagieux de la danse nous emmène vers des contrées lumineuses, aux frontières du réel. Tout semble possible quand l’amour règne en roi. Ça pétille, c’est fou, c’est drôle, c’est plein d’humour et d’émotion, c’est décalé, c’est dansant, c’est familial, c’est amoureux, ça donne du baume au cœur, des sourires et des envies.

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4 commentaires sur “Throwback Thursday Livresque #31

  1. Je ne l’ai toujours pas lu et pourtant, on me l’a recommandé encore et encore. Mais, je dois avouer avoir un peu peur, comme avec tous les livres qui ne sont pas dans mon « genre » mais qui m’attirent ahah ^^

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