Throwback Thursday Livresque #54, comme un oiseau en cage

C’est parti pour le rendez vous du jeudi, avec un nouveau Throwback Thursday livresque. Chaque semaine je prends toujours autant de plaisir à vous préparer ce billet et à lire les votre qui très souvent me font découvrir des livres que je ne connais pas.

Le Thowback Thursday livresque c’est quoi?

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livre. L’idée est simple:  un souvenir = un livre. C’est à dire que chaque jeudi elle présentera un thème spécifique. On devra parler d’un livre qui nous fera penser à ce thème. Ce rendez vous hebdomadaire permet de ressortir des placards des livres. Qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à vos lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres ! C’est Bettie Rose à l’initiative de ce Throwback Thursday Livresque.

Thème de la semaine: jeudi 1er février: comme un oiseau en cage 

Pour ce thème après consultation de Bettie, j’ai eu plusieurs idées. J’ai bien évidement penser à Jamais Plus de Colleen Hoover. Et puis je me suis doutée qu’il allait être pas mal sollicité. Je me suis arrêtée sur un roman que j’ai étudié en philosophie en Terminale et qui m’a marqué à vie je pense. Il s’agit du roman de Primo Lévi si c’est un homme. On est clairement dans le thème privé de liberté avec l’enfermement dans les camps de concentration. Le thème de la deuxième guerre mondiale est un sujet qui me tient à cœur.

 Ce livre est sans conteste l’un des témoignages les plus bouleversants sur l’expérience indicible des camps d’extermination. 
Primo Levi y décrit la folie meurtrière du nazisme qui culmine dans la négation de l’appartenance des juifs à l’humanité. 
Le passage où l’auteur décrit le regard de ce dignitaire nazi qui lui parle sans le voir, comme s’il était transparent et n’existait pas en tant qu’homme, figure parmi les pages qui font le mieux comprendre que l’holocauste a d’abord été une négation de l’humain en l’autre. 

 

Un ptit mot sur le livre:

En février 1944, Primo Lévi, chimiste et résistant italien, s’est aussi présenté comme juif au moment de son arrestation. Et ce, pour son plus grand malheur. Il sera ainsi dirigé vers la Pologne, dans un camp près d’Auschwitz. Là où les Allemands parachevaient leur idéologie sur les lois raciales.

Sa manière d’aborder les camps ne peut que surprendre : avec un ton détaché, il raconte ce qu’il a vécu, à la manière d’un sociologue. La première phrase du livre « j’ai eu la chance de n’être déporté à Auschwitz qu’en 1944 » interpelle déjà : on a bien du mal à voir de la chance pour tout ce qui peut concerner les camps. Ce récit est celui de la résistance quotidienne d’un homme plongé dans un « autre » monde, dans un enfer sans nom, où seuls survivent les plus forts mentalement et physiquement. La faim, l’hiver et la maladie sont les ennemis principaux à combattre, pires même que la peur, les coups, la douleur, la fatigue, le désespoir.

Ce récit devrait être lu, au moins une fois dans sa vie, pour ne jamais oublier ce que fut la barbarie nazie et l’abject négation du Judaisme. Avec ce livre on prend conscience plus qu’avec tout autre de la fonction de « mémoire » d’un écrit. Pour nos enfants, pour nos petits-enfants et pour les petits-enfants de leurs arrière-petits-enfants et bien davantage encore, pour ne jamais oublier, pour ne jamais recommencer. Jamais – JAMAIS !

 

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