La première fois qu’on m’a embrassé je suis morte, Colleen Oakley

Résumé:

La première fois qu’on m’a embrassé je suis morte c’est: Fantasque et drôle, Jubilee Jenkins souffre d’un mal extrêmement rare : elle est allergique au contact humain (pour résumer aux gens). Après un épisode qui a failli lui coûter la vie, elle décide de ne plus sortir de chez elle. Mais à la mort de sa mère, Jubilee doit affronter le monde et les gens. Elle trouve refuge à la bibliothèque municipale, où elle décroche un travail, et y rencontre Eric Keegan, un homme divorcé qui vient de s’installer en ville avec son fils adoptif, un petit génie perturbé. Bien qu’il ne comprenne pas pourquoi Jubilee le tient à distance, il est sous le charme… Ces trois-là n’étaient pas destinés à se croiser et pourtant seule leur rencontre va leur permettre de s’ouvrir à la vie et à l’amour, formant ainsi un trio irrésistible.

Un ptit mot sur le livre:

Tout d’abord je remercie Stéphanie des éditions Milady pour l’envoi de ce roman. La première fois qu’on m’a embrassé je suis morte est un livre que je voulais lire. Il m’intriguait vraiment. J’ai eu un peu de mal à me mettre dans l’histoire. Je l’ai laissé quelques jours, puis une fois repris je me suis enfin laissé porté par la plume de l’auteur. Il y a certes quelques longueurs mais j’ai beaucoup aimé cette lecture. Mais c’est un livre tout doux qui nous repose bien que ce soit un drame psychologique que vit le personnage principal.

Le titre: La première fois qu’on ‘a embrassée je suis morte n’est pas exagéré puisque Jubilee a subit un choc anaphylactique la première fois qu’un garçon l’a embrassée et elle a failli ne jamais se réveiller. de plus, ce n’était là que l’objet d’un pari stupide, ce qui ne l’a pas aidée à se sentir en confiance!

La première fois qu’on m’a embrassé je suis morte c’est donc l’histoire de Jubilee. A l’âge de six ans, les médecins lui ont diagnostiqué une maladie extrêmement rare : l’allergie aux êtres humains. Aucun contact possible sinon c’est l’accident voire la mort. Depuis 9 ans, elle vit seule chez elle, n’osant plus sortir. Une vrai Hermite. Elle ne sort jamais de chez elle, même pas pour aller prendre son courrier ou sortir les poubelles, elle a réussi à trouver des alternatives à tout pour éviter de croiser la moindre présence humaine. Mais lorsque sa dernière rentrée d’argent disparaît, elle n’a plus aucun choix que de devoir affronter le monde extérieur. En parallèle, c’est l’histoire d’Eric. Il sort d’un divorce assez douloureux, sa fille ne lui parle plus et il se retrouve à adopter le fils de son meilleur ami: Aja.

Depuis ses six ans, Jubilee est incapable de recevoir des câlins ou des baisers de sa propre mère. J’ai aimé la façon dont l’auteure a abordé sa maladie. Et j’ai également beaucoup aimé la suivre dans sa nouvelle vie. Suite à un événement, elle se doit de trouver du travail. Et c’est en bibliothèque qu’elle se retrouve. Même si elle a tourné le dos au monde en se cloîtrant chez elle, on peut admirer le fait qu’elle ne se soit jamais laissée allée, qu’elle ait continué ses études, s’est occupée de sa maison, etc. Elle est capable d’affronter ses peurs et d’aller de l’avant.

Quant à Eric il a quelque peu de mal à garder la tête hors de l’eau. Sa fille ne veut plus lui parler et lui en veut de la séparation. Et puis il a le petit Aja à ses côté qu’il a adopté. Un enfant introverti. Un garçon secret, difficile à comprendre, mais terriblement attachant. Mais lorsqu’il est dans sa bulle, il n’a pas conscience de ses actes ou de ses paroles.Son autisme à un degré minime est aussi une chose qui donne un plus à l’histoire, notamment par rapport à sa relation avec Jubilee. Eric est un homme patient avec le cœur sur la main qui cherche à se rendre utile et à tisser une relation père-enfant avec sa fille et Aja.

La première fois qu’on m’a embrassé je suis morte, a un côté tendre en ce qui concerne la romance. Et l’auteur prend le temps de développer la relations entre les deux personnages. L’allergie aux êtres humains est un thème original. L’histoire en elle-même est assez classique. Ça n’empêche qu’elle est vraiment très sympa. La relation qui naît entre les trois personnages, qui ne peuvent se toucher, apporte évidemment une autre dimension.  L’attirance est immédiate. Infranchissable. Dangereuse pour Jubilee. L’autre relation forte de cette histoire est entre Jubilee et Aja. L’un refuse le contact, l’autre pourrait en mourir. Est-il possible d’aimer et d’être aimé sans avoir le moindre contact ?

La première fois qu’on m’a embrassé je suis morte alterne avec le point de vue de Jubilee et celui d’Eric. Cela donne une bonne dynamique au roman et permet de connaître un peu plus les personnages. On arrive à ressentir ce qu’ils traversent vraiment.  Les émotions de Jubilee sont vraiment bien retranscrites : on comprend son manque d’amour maternel, sa crainte du contact humain, ses stratagèmes pour continuer à vivre sans sortir de son domicile et ses blessures du passé qui ont du mal à cicatriser.J’ai aimé que l’autrice se concentre sur les problèmes de chacun mettant parfois la romance au second plan. Le deuil d’Aja, les tentatives d’Eric de se rapprocher de sa fille et l’apprentissage de Jubilee face aux autres.

Une plume addictive, des personnages drôles et attachants et une histoire qui fait du bien. il n’a rien de triste, au contraire, il nous montre la construction d’une vie et la réparation d’une autre. Le processus est surprenant, et très émouvant. J’avoue même avoir lâché quelques larmes à certains passages. La première fois qu’on m’a embrassé je suis morte cee n’est pas une mais des histoires d’amours. L’histoire d’amour d’une femme singulière pour un homme à la vie légèrement chaotique. Celle d’un père pour son fils en quête de reconstruction. L’histoire d’amour d’une femme que l’on ne peut toucher pour un enfant qu’elle est la seule à pouvoir approcher.

Et pour conclure:

Avec la première fois qu’on m’a embrassé je suis morte j’ai passé un bon moment lecture avec cette romance toute douce. Mais je reste un peu déçue par quelques longueurs et par la fin. Je regrette vraiment ce bond dans le temps. Même s’il n’y a pas de réelles surprises dans ce roman, on aime sa douceur et la paix qu’il nous procure. Et j’ai adoré suivre Jubilee dans sa résilience. C’était vraiment enrichissant.

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