Cruelles, Cat Clarke

Résumé

Quatre filles, un secret partagé, une montagne de culpabilité.

Alice King, 16 ans, part avec sa classe pour un séjour en Ecosse. Elle ne s’attendait pas à des vacances de rêve mais jamais elle n’aurait imaginer la tournure cauchemardesque que vont prendre les événements…

La jeune fille et sa meilleure amie Cass se retrouvent à devoir partager un chalet avec Polly, l’asociale de service, Rae, la gothique bipolaire, et Tara, la reine des pestes, Populaire, belle et cruelle, cette dernière prend en effet un malin plaisir à humilier les autres à longueur de journée. Mais Cass compte bien profiter de cette semaine au vert pour donner à Tara une leçon qu’elle n’est pas prête d’oublier. Avec l’aide de ses camarades de chambrée.

Le vent a tourné pour la reine du lycée,
ses victimes ont décidé que l’heure de la revanche a sonné…

Un ptit mot sur le livre

Tout d’abord, je remercie Caroline de la Collection R pour l’envoi de Cruelles. C’est le troisième roman de cette auteure que je lis. Après Girlhood et Revanche, voici Cruelles. Et je ne vous cache pas qu’une nouvelle fois j’ai passé un très bon moment lecture. Quatre filles, un drame, un secret, de la culpabilité, voilà en quoi consiste ce roman.

Cruelles, c’est l’histoire de Alice King. Une héroïne qui n’a pas une vie facile facile. Elle vit seule avec son père depuis la mort de sa mère, victime d’un cancer. Alors que son voyage scolaire en Écosse ne l’enthousiasmait que moyennement, les évènements qui vont s’y produire vont en faire un véritable enfer. Notre héroïne va se retrouver à partager sa chambrée. Avec Cass, sa meilleure amie, Rae, la gothique du coin, Polly, la rejetée, et Tara, la star dans toute sa splendeur. Cette dernière d’ailleurs ne s’est pas fait que des amies de ses colocataires et va le payer. Mais quand  une de ses camarades meurt d’une mauvaise farce dont elle est complice, Alice comprend qu’elle s’est fourrée dans un énorme pétrin…

Le début du livre plante de suite le décor et l’ambiance. L’atmosphère est lourde dès les premières pages. On sent de suite qu’il y a un secret en place et qu’il va être difficile à porter. Dès le départ, nous savons. L’une des filles est morte et le temps de quelques chapitres, Alice la narratrice revient sur le court des évènements et sur le terrible « accident » qui a eu lieu lors de ce voyage scolaire en Écosse. Par la suite, nous nous concentrons plus sur la vie après, sur leur façon de reprendre le cours « normal » de leur existence avec les mensonges et le poids d’un tel secret sur leur conscience. Autant vous dire que certaines y arriveront mieux que d’autres…

Chaque personnage est fouillé, complexe. Et une petite révélation est faite, qui fait tout basculer, au bon moment.

Je me suis immédiatement attachée à notre héroïne, Alice, qui est tellement humaine. L’auteure a su le rendre vrai, avec ses faiblesses, sa force, ses qualités et ses défauts. Elle a des réflexions d’ados de 16 ans, parle parfois vulgairement mais sans en faire trop, ce qui ajoute à sa crédibilité. Malgré les drames qu’elle a dû affronter, elle vit comme toutes les filles de son âge, avec ses questions sur l’amour et sur l’existence. On découvre aussi Rae qui est ma deuxième héroïne favorite. J’aime beaucoup les personnes renfermées, qui ont leur propre style, qui reste dans leur coin, ça me touche et j’aime connaître/côtoyer des personnes comme elle. Tara c’est vraiment une peste, une fille égoïste qui pousse les gens à bout. Tara était amie avec Alice mais au fil du temps elle se sont éloignée…

Sans oublié Cass, la meilleure amie d’Alice. Et puis Polly, le souffre douleur. Mais après le drame, elle subit une incroyable métamorphose, comme enfin libérée de ses chaînes, et certains éléments que l’on apprend sur elle au fur et à mesure du livre sont franchement déroutants. Pour finir, Jack est le personnage masculin typique de ce genre de roman : c’est le frère de la victime. J’ai beaucoup aimé ce personnage car c’est pratiquement le seul représentant de la gent masculine. Et je dois dire qu’il nous représente plutôt bien. J’ai beaucoup aimé sa personnalité et son mental plutôt endurci qui m’épate au vu de ce qu’il lui arrive.

A un moment, peut-être, chacun de nous a été une Polly, une Rae, une Cass ou une Alice, voire même une Tara. Et c’est comme ça que le roman prend de la hauteur, de la réalité. Il traite en plein dans le mile, d’un sujet dont on ne parle pas beaucoup. Et sur lequel on ferme plutôt les yeux, qui est pourtant là.

Dans Cruelles, l’adolescence n’a rien de doré. Et ses problèmes sont autrement plus graves que ceux de garçons ou de garde-robes. Lourds secrets, amour naissant, deuil. Mais surtout la cruauté que les adolescentes peuvent avoir entre elles à cet âge ingrat. Où il ne fait pas bon de se distinguer du lot, à moins si ce n’est pour être populaire
L’auteur nous entraîne encore une fois dans un drame à la tension suffocante où la fin reste incertaine jusqu’au dernier paragraphe.

Le voyage d’Alice m’a rappelé un voyage à Londres auquel j’ai participé lors du collège . Et cela m’a remémoré pas mal de souvenirs bons comme mauvais… Bon heureusement cela n’a pas tourné au drame, mais cela a été dur pour certaines personnes.

Et pour conclure

Je peux juste dire que Cruelles m’a remué, car il touche à des erreurs de jeunesse. Il y a des erreurs que nos parents pouvaient rectifier d’un câlin ou d’un mot apaisant. Puis il y a le type d’erreur commise par Alica, Cass, Rae et Poly, qui ne sont encore que des enfants. Une leçon de vie incroyable. Comme dans chacun de ses livres. Cat Clarke imagine une histoire qui pourrait très bien arriver. Et nous montre comment elle peut prendre de l’ampleur… qu’on le veuille ou non. Cruelles est puissant, avec des personnages bien construits et une histoire horriblement prenante.

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