Au petit bonheur la chance, Aurélie Valognes

Résumé

Parce que derrière chaque imprévu de la vie,
se cache une chance d’être heureux !

1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus.
Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un cœur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot. Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Jean et Lucette vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon. Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.
Un duo improbable et attachant pour une cure de bonne humeur garantie !

Un ptit mot sur au petit bonheur la chance 

Tout d’abord je remercie les éditions Mazarine pour l’envoi de au petit bonheur la chance. Et ouvrir un roman de Aurélie Valognes s’est s’assuré passer un très bon moment lecture. Je savais  que j’allais sourire, prendre une grande bouffée d’air frais, d’optimisme, me régaler de mots d’enfants. Et je n’ai pas trouvé mieux comme roman pour m’aider à sortir de ma panne de lecture. J’avais adoré Minute Papillon et en voiture Simone. Il me reste mémé dans les orties à découvrir.

Au petit bonheur la chance c’est l’histoire de Jean, né en 1962. Il voit son quotidien et sa vie basculer quand sa mère le confie à sa grand-mère du jour au lendemain. L’histoire de Jean qui va l’attendre patiemment. Qui va découvrir un autre quotidien avec sa Mémé Lucette et qui va recevoir un autre amour tout aussi fort qu’un amour maternel. C’est l’histoire d’un jeune garçon. Il va grandir avec sa grand-mère et qui va découvrir la vie, l’amour et ce qu’est vraiment le sentiment d’appartenir à une famille.

Jean et Lucette vont tout doucement s’adopter l’un l’autre. Et nous livrer une très belle histoire avec la tante Françoise, ses trois garçons, Lucien, l’ami de Lucette et facteur du village. La vielle dame a eu plusieurs enfants, elle n’est pas commode mais accepte de rendre service à sa plus jeune fille Marie car elle ne peut pas laisser le petit Jean à la rue ! Ils vont faire un bout de chemin ensemble, plus long que prévu, plus tortueux aussi.

Jean est un petit garçon très attachant, doté d’une joie de vivre communicative malgré les circonstances. Et qui arrive très vite à se mettre le lecteur dans la poche. Imaginez un petit bonhomme âgé de 6 ans, haut comme trois pommes, les genoux cagneux à force de trébucher sur des guibolles trop fines et qui, du jour au lendemain est laissé comme un paquet par sa mère adorée chez sa grand-mère qu’il ne connaît pas. Cette relation mémé/ petit-fils, unis par l’amour, la vie quotidienne est magnifique et plus fort que tous les coups durs, toutes les désillusions et difficultés de la vie.

Au fil des pages, Jean et Lucette vont apprendre à se connaître et s’apprécier. Les personnages sont une nouvelle fois attachants. Lucette est bourrue, veuve, près de ses sous, pieuse, traditionaliste, mais pleine d’amour même si elle ne le montre pas. Mais elle m’a beaucoup émue au fil des chapitres. Elle qui a de l’amour à revendre. Pour ses enfants, petits enfants et pour les gens de son quartier. Mais qui se cache derrière un mur de fierté, des barrières de retenu comme si dévoiler ses sentiments était une preuve de faiblesse pour elle. Il en est de même pour Jean, qui demande juste de pouvoir grandir tout en étant heureux. Et j’ai eu beaucoup d’empathie pour ce petit garçon plein de vie et d’une incroyable gentillesse.

De plus ce roman nous plonge dans les années 1970. J’avoue c’est une époque dans laquelle j’aurai aimé vivre.  Le ton y est, le décor, le fameux catalogue de Bergère de France avec ses petits bouts de laine. J’ai connu grâce à ma maman qui aussi était fébrile à l’ouverture de cet emblématique indispensable à toute tricoteuse digne de ce nom! Et d’ailleurs elle le reçoit toujours 😉

Dans au petit bonheur la chance, l’auteur rend en même temps hommage à ces femmes qui étaient privées de droits, de respect, d’éducation, de choix de la maternité. Et elle se rend compte qu’elle a une chance inouïe d’être une jeune femme au 21ème siècle. Outre la vie quotidienne de Jean et de mémé Lucette, Aurélie Valognes nous décrit aussi la condition féminine dans les années 70. De plus, l’auteure nous transporte avec bonheur dans la Normandie des années soixante. Et avec des personnages tendres et revêches. Et l’on en est encore à la découverte du monde moderne. On n’a pas de réfrigérateur ou de téléviseur, les jouets se font rares. Une vie « à la dure » qui n’empêche pas l’amour, les sentiments, ou encore la joie de vivre indéfectible de l’enfance.

Au petit bonheur la chance est un feel good comme je les aime. Et les chapitres courts donnent un vrai dynamisme au récit. Et je ne parle pas des titres choisis par l’auteure pour chacun des soixante-seize chapitres, ils sont juste parfaits! Ce quatrième roman est une totale réussite. Et finalement, que ce soit dans les sujets légers comme les plus difficiles, ce roman transmet de belles leçons de vie. C’est joliment écrit, c’est plein d’émotions, de jolis sentiments. Il y a aussi de l’humour et on est vraiment touché par cette si jolie histoire.

Et pour conclure

J’ai vraiment adoré au petit bonheur la chance dont les pages défilent à toute allure. Comment ne pas aimé le personnage de Jean qui se trouve du jour au lendemain chez sa grand-mère Lucette pour ce qui doit être l’été 1968 mais cette période va s’avérer plus longue que prévue. C’est une histoire touchante, qui se lit avec beaucoup de plaisir, avec des serrements parfois. Mais au final, comme on dit, on ne choisit pas toujours son destin, ni sa famille, ni son époque.

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3 commentaires sur “Au petit bonheur la chance, Aurélie Valognes

  1. oooh je l’ai vu hier et j’ai hésité à le prendre. J’avais passé un très bon moment avec Mémé dans les orties. Merci pour cette chronique, on sent que tu as été touchée à plusieurs niveaux. La prochaine fois, je le prends!

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