Si on dansait,Rachel Joyce

Résumé

À Londres, au bout d’une impasse délabrée, Frank n’est pas un disquaire comme les autres. Chez ce marchand de vinyles, une belle équipe de joyeux marginaux se serre les coudes, tous un peu abîmés par la vie. 
Surtout, Frank a un don. Il lui suffit d’un regard pour savoir quelle musique apaisera les tourments de son client. Quitte à préconiser du Aretha Franklin à un obsessionnel de Chopin… 

C’est ainsi que Frank fait la rencontre de Lisa, une mystérieuse femme au manteau vert. Après s’être évanouie devant sa boutique, elle le supplie de l’aider à comprendre la musique. Lors de leurs rendez-vous, Frank replonge dans sa propre enfance, revoyant sa mère, l’excentrique Peg, lui passer des vinyles sur sa vieille platine. 
Lui qui ne croit plus en l’amour depuis longtemps sent son cœur vibrer à nouveau. Et puis, un jour, Frank découvre le secret de Lisa. Le monde s’écroule, il disparaît. C’est sans compter, pourtant, sur l’extraordinaire solidarité qui règne sur Unity Street. Car après le chaos, il n’est jamais trop tard pour faire renaître l’espoir et réapprendre à danser… 

Un ptit mot sur si on dansait

Tout d’abord je remercie Mélanie de XO Editions pour l’envoi de si on dansait. J’avoue cela fait un ptit moment que je l’ai lu mais je ne l’avait pas chroniqué. Et c’est en rangeant ma bibliothèque que je m’en suis aperçue. Si on dansait, un roman en hommage à la musique et aux disquaires. Le roman est original dans sa présentation. Il se découpe comme un double album : face A, B, C, d’et bien entendu sans oublier le morceau caché. Si on dansait a été une belle surprise. Et bien oui, dansons ! Partons à la découverte de cette histoire qui fleure bon la nostalgie et qui nous laisse avec de belles musiques en tête.

Dans si on dansait on se retrouve à Londres. Et plus précisément à Unity Street, une petite rue délabrée, de plus en plus désaffectée car peu à peu les commerçants et habitants désertent leur quartier cédant à la pression de l’immobilière Anderson qui rachète tout dans le but d’un grand projet résidentiel. Ils sont une poignée à faire de la résistance et à se serrer les coudes. Les frères Williams qui gèrent leur magasin de pompes funèbres, Maud la tatoueuse, le père Anthony et son commerce de Bondieuseries, Madame Roussos et quelques autres sans oublier notre personnage principal, Frank le disquaire.

Nous sommes en 1988, le vinyle est en voie de disparition laissant place au CD mais Frank n’en démord pas, il est exclu qu’un CD entre dans sa boutique, il ne vendra que des vinyles. Frank a un don, il trouve pour chacun la musique qui lui convient, c’est en quelque sorte un musicothérapeute, il rend les gens heureux. Il a un talent. Il voit la musique des gens. Celle dont ils ont besoin. Il lui suffit d’un regard pour savoir quelle musique apaisera les tourments de son client. Quitte à préconiser du Aretha Franklin à un obsessionnel de Chopin…

Lorsqu’il accepte de donner des cours à Lisa, une jeune femme tombée évanouie devant sa boutique, il se retrouve des années en arrière lorsque sa mère lui apprenait à ressentir cette musique qu’elle aimait tant… On est happé par le mystère qui entoure Lisa, on veut savoir qui elle est et ce qui lui est arrivé. Le roman alterne les chapitres du présent dans la boutique de vinyles, et ceux où Frank se souvient de sa mère Peg, celle qui est à l’origine de sa passion pour la musique et pour les vinyles et rien d’autres.

Autre personnage majeur du roman, Unity Street qui porte merveilleusement bien son nom tant l’esprit d’unité et la solidarité règnent dans cette rue. Les personnages qui peuplent cette rue sont des figures fortes, le Père Anthony, Kit et Maud. A eux tous et malgré des personnalités très indépendantes, voire même opposées, ils forment une sorte de clan.

C’est une histoire à l’ambiance bien particulière qui apporte du courage et qui console avec des liens d’amitié très fort qui poussent à l’entraide et à la recherche du bien-être des autres. Ce récit porte ce message que la musique peut insuffler l’optimisme que l’on a besoin pour faire face à nos problèmes. La plume de l’auteure est amusante et pleine de sensibilité. Cette histoire attendrissante et captivante est écrite comme une déclaration d’amour à la musique avec cette vision qu’elle peut rendre le monde meilleur.

Si on dansait est un joli roman sur la musique et sur les gens, sur une époque aussi. Celle de l’arrivée des CD dans nos vies à la fin des années quatre-vingt. Il m’a rappelé de bons souvenirs, lorsque je passais des heures entières dans les magasins de disques à baver sur les CD. Et découvrant les albums à l’écoute et repartant parfois avec un ou plusieurs disques.  J’avoue que j’achète toujours des CD pour écouter en voiture.

Et pour conclure

Si on dansait est une histoire douce, remplie de musiques, tissée autour de Frank, un disquaire passionné et passionnant, mais pas dupe du sort qui l’attend. La musique rapproche, soigne, guérit, elle fait partie de nos vies, porteuse d’espoir elle fédère et rend heureux. D’Aretha Franklin à David Bowie, de Chopin à Purcell, en passant par les Sex Pistols, l’auteure nous emmène dans un voyage musical de haute voltige.

 

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