Nice-Cannes, mon premier marathon

Nice-Cannes, mon premier marathon

Honnêtement à l’heure où j’écris ces lignes je ne réalise toujours pas que j’ai couru un marathon. Je suis encore sur mon petit nuage même si mes cuisses elles me rappellent bien que j’ai couru 42 km. J’ai commencé la course à pied en 2014 avec La parisienne. 5 ans après je boucle mon premier marathon. Comme quoi tout est possible. Mais je ne pensais pas qu’un jour je le ferais. C’était bien évidemment dans un coin de ma tête. Et puis après les 10km de Nice en mai dernier, une discussion avec Christelle et avec mon Ali Run Happy hop me voilà inscrite à mon premier marathon. Alors sur le moment je ne réalise pas trop, nous sommes en juin, le marathon est début novembre ça me parait loiiiin!

Depuis un an j’ai repris la course à pied plutôt régulièrement. La consigne était donc de continuer cette régularité jusqu’au début de la préparation. Elle a officiellement commencée Le 1er août. Je suis partie sur 14 semaines (semaine du marathon incluse) de prepa. Oui j’avoue j’avais besoin de ces 14 semaines pour aborder au mieux ces 42,195km. Je crois que c’est la première fois que j’ai été si consciencieuse dans cette préparation. Je savais que je ne courais pas 10km…

J’ai adoré ma prépa, honnêtement je ne pensais pas dire ça un jour. Je n’ai qu’une seule sortie très dure où à la fin j’avais envie de tout envoyer valser! Mais ce jour là il faisait très/trop chaud dès le matin et cette sortie ne fut que souffrance… Je prenais les séances les unes après les autres avec toujours à l’esprit le mot PLAISIR. Je cours pour moi et pas pour les autres.

Il a fallu s’adapter aux conditions météo. Aussi bien pour la prépa que le jour de la course! Parce que oui, une prépa l’été avec la canicule c’était chaud dans tous les sens du terme! Alors c’était des levés à l’aube, des sorties assez tard le soir. Et puis avec septembre et la rentrée des classes et les grosses journées de boulot ce n’était pas toujours facile. Mais je savais pourquoi je le faisais. Les sorties après le boulot sont parfois dures, les jambes sont lourdes mais c’est ce qui aillait m’attendre le jour J. Donc autant se mettre en condition.

14 semaine de prépa c’est donc 486km de parcourus, des séances de fractionnés, des sorties longues, un peu de trail, des sorties pendant la pause déj et puis une course pour se mettre dans l’ambiance avec les 20km de Paris. Mais c’est surtout 486km de plaisir! Je savais que j’étais prête à fouler le bitume niçois 😉  Me voilà en route pour Nice-Cannes, mon premier marathon.

Samedi 2 novembre, Nice me voilà. Il est l’heure du retrait des dossards où là tu te dis que tout deviens concret. L’occasion de rencontrer Agnès et Lydie, qui elles courent leur premier 20km. Dossard retiré , les photos d’usage faites, il est l’heure de retourner à l’auberge de jeunesse. Une douche, repas et dodo. Une nuit un peu chaotique, il est difficile de trouver le sommeil. J’entends la pluie, l’orage, je me suis dit qu’ils vont annuler la course. Mais non rien dans mes mails.

6h40, l’heure d’aller rejoindre la consigne pour laisser mon sac qui part à Cannes. Donc là pas le choix, je dois finir le marathon si je veux retrouver mes affaires!! Hop direction les sas de départ. Là on entend de tout, annulation, départ à 10h… Tout le monde se pose des question. Puis une annonce qui nous dit que le marathon aura bien lieu. Départ 8h30. Je patiente, je discute avec une fille qui elle coure son 5ème marathon.

8h35 top départ, et là c’est le gros déluge de pluie! Nous avons fait à peine 200m que nous étions trempé jusqu’à l’os! Et là je me suis dis ça va être long ces 42km sous la pluie. Mais peu importe, j’y suis donc pas le choix. On est tous dans le même bateau. Je me mets rapidement dans mon allure. Surtout ne pas partir trop vite pour ne pas me griller. Les premiers kilomètres défilent, malgré la pluie le public est là à nous encourager. L’impression d’arriver vite aux 10km en 1h06. Je suis dans les temps je ne change rien.

Alternance de pluie et d’accalmie mais je suis habituée. Je suis toujours trempée mais tout va bien. Je bois régulièrement aux ravitaillements, je ne mange rien car pas faim. J’arrive au semi en 2h15, je suis toujours bien, je suis contente. Je discute un peu avec une fille qui elle aussi aimerai finir en 4h30. Je lui dis pour le moment nous sommes dans les temps. Mais au bout de 3km, je sens qu’elle ralenti encore. Alors je fais le choix de la laisser parce que mes jambes répondent bien.

Entre le semi et le 25ème kilomètre c’est un peu long, pas trop de public le long de la voie de chemin de fer. Je vois certains coureurs dans le dur, j’en encourage certain. Je me rends compte que moi aussi j’ai un peu ralenti et lorsque j’arrive au km 30, je sais que je n’arriverai pas en 4h30. Alors tant pis, je savoure, je profite des encouragements du public. Et même si ça commence à être dur, je lâche rien. Le soleil fait son apparition avec le vent de face, pas facile facile. Mais comme me l’a dit Audrey un kilomètre après l’autre. Je retrouve un regain d’énergie après le 32ème. 33,34,35,36 ème km. Une douleur au genou, je m’arrête au 37ème vers les pompiers pour mettre un peu de froid. J’attends quelques minutes puis je repars.

Il me reste 5km. C’est un tour de village, j’y crois, j’ai fait le plus dur. J’entends les encouragements du public et des bénévoles au ravitaillement. 39,40,41, et là je me dis je vais le faire. Je sens les larmes montées. Un dernier virage, on nous dit allez c’est la fin. J’entends au loin le speaker.  L’arche d’arrivée en ligne de mire, les larmes coulent toutes seules, une dernière accélération comme quoi il m’en restait un peu sous la semelle 😉 et voilà que je franchis la ligne d’arrivée. Je l’ai fait, j’ai couru mon premier marathon! incroyable! Un premier appel à ma Audrey, les émotions sont trop fortes. Puis ma maman qui elle aussi pleure au téléphone et me dit combien ils sont fiers de moi.

Nice-Cannes, mon premier marathon, c’est un challenge qui me tenait à cœur. Je me suis donnée les moyens pour franchir cette ligne d’arrivée et récupérer ma jolie médaille. Le marathon,une sacrée distance mais une distance sacrée. Je suis fière de moi, sans doute mon gros défit sportif. Je me dit quel chemin parcouru depuis que j’ai commencé la course à pied. Et je sais que ce ne sera pas le dernier. Le marathon c’est 30km avec les jambes, 10km avec la tête, 2km avec le coeur et 195m avec les larmes. C’est exactement ce que j’ai vécu sur ce premier marathon. Malgré des moments un peu dur j’ai pris du plaisir sur ces 42,195km.

Et voilà Nice-Cannes, mon premier marathon, une course qui restera gravée à tout jamais

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1 Comment

  1. Un immense bravo à toi 👏🏼👏🏼👏🏼 ! Tout cela me rappelle mon premier marathon ! C’est Tellement beau !
    Profitez-en bien et bienvenue au club 🎉

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