Et que ne durent que les moments doux, Virginie Grimaldi

Résumé Et que ne durent que les moments doux

L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place.
L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu.
L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.
C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.
Avec une infinie justesse et beaucoup d’humour, Virginie Grimaldi déroule le fil de leur existence et nous invite à partager leurs joies et leurs angoisses, mais aussi les souvenirs, les rêves et les espoirs.

Un ptit mot sur et que ne durent que les moments doux

Tout d’abord je remercie Florian et Alexandrine des éditions Fayard pour l’envoi de et que ne durent que les moments doux. Chaque année c’est un bonheur de retrouver la plume de Virginie. Si vous ne connaissez pas encore ses romans, je ne peux que vous dire de foncer les lire! D’ailleurs j’avais eu un joli coup de cœur pour quand nos souvenirs viendront danser.

« Elle a tout recueilli, patiemment, jusqu’au bout. Quand elle a quitté la chambre, je l’ai vu s’essuyer les yeux. Ce sont des magiciennes. Elles font entrer la lumière dans la pénombre. »

Pour ce nouveau roman j’en ai tellement entendu du bien qu’il n’est pas resté longtemps dans ma PAL. J’ai passé un très bon moment mais ce n’est pas le coup de cœur attendu. Et pourtant je l’ai dévoré en rien de temps une fois que je me suis mise dedans. Et j’en suis ressortie toute bouleversée. Un roman qui réveillé en moi ce désir d’être mère un jour et bien sûr la peur de ne jamais y arriver. Et puis il a ouvert la porte du passé. Celui où je travaillais en maternité/néonat. Où j’étais confrontée à ces parents dont le bébé est arrivé trop tôt, où l’avenir est parfois incertain. J’ai été la bonne fée auprès des parents, les accompagner dans leurs premiers pas de parents, s’occuper de ces bébés qui étaient parfois seuls…

Une lecture qui a fait ressortir pas mal d’émotions je l’avoue. Il ne m’a pas laissé indifférente. et m’a fait pas mal cogité il faut le reconnaître. L’impression que ce métier n’est pas très loin, il fait toujours parti de moi. La néonat, un endroit où la bienveillance règne, où de belles amitiés débutent. Un monde où l’on se bat pour la vie.

Retour à l’histoire. On va suivre deux femmes. Lili et Elise, deux femmes qui se trouvent à des moments opposés de leur maternité. Lili vient de mettre au monde une petite fille, née prématurément, tandis qu’Elise voit son fils à son tour quitter la maison pour s’installer dans son appartement.  Et se retrouve seule dans un appartement subitement bien vide…

On suit Lili dans ce parcours, dans ses doutes, son quotidien, les rencontres qu’elle fera avec le personnel soignant et les autres parents confrontés au même combat et douleur. Et puis Elise, elle qui manquait de temps pour elle lorsque ses enfants étaient là. Pas évident d’avoir consacré sa vie à ses enfants et de se retrouver seule. La solitude est pesante, il faut réussir à changer ses habitudes et savoir enfin penser à soi.

Et pour ces deux mères, ce même sentiment de manque que de ne plus avoir son enfant près de soi. Tour à tour, les deux narratrices vont conter leur quotidien, leurs doutes, leurs envies, leurs espoirs, … On s’attache énormément à elles et on ressent beaucoup d’empathie. De l’angoisse constante de ces mamans envers leur progéniture à l’amour infini qu’elles leur vouent, en passant par quelques SMS vraiment très drôle entre Elise et ses enfants, Virginie nous fait une nouvelle fois passer du rire aux larmes au fil des pages. Sans oublié le chien Edouard et l’étrange voisine qui joue au facteur. Tous ces personnages ont un rôle dans cette histoire.

« Un jour je te parlerai de ces personnes qui ne font que traverser notre vie, mais la marquent à tout jamais. Un jour, je te raconterai ces rencontres éphémères indélébiles. »

Un roman où il est question de bébés bien sûr, mais de mamans, de papas, de grand-mères, de larmes, de rires, d’un service de néonatologie, mais aussi de drames, mais de loin, pour ne pas nous brusquer, nous inquiéter, nous protéger. Virginie met en lumière la vie de maman à différents stades. Elle nous montre que donner la vie est une chance inouïe… Nous n’avons pas tous la même chance. C’est un magnifique hommage.

« une fois passés, les moments doux ne disparaissent pas. Quelque part, au fond de nous, ils durent pour toujours. On les appelle les souvenirs. »

Et pour conclure

C’est avec beaucoup d’émotion et d’humour,  Virginie Grimaldi fait le portrait croisé d’Elise et Lili. A la lecture des ces deux histoires de maman, et de femme, j’ai ressenti tout un tas d’émotions. Une histoire qui ne me laisse pas indifférente, qui a fait ressortir des ptites choses enfouies. Mais il reste un roman plein de de tendresse, d’amour et d’humanité.

 

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1 commentaire

  1. Je sens qu’il va me faire pleurer celui-ci !

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