Premières Lignes #177

Premières Lignes

C’est un nouveau rendez-vous sur le blog le dimanche. Et pour une fois depuis quelques semaines je vais le publier dimanche  ;-). C’est un principe me plaît bien. Et je sais que c’est quelque chose que je vais continuer. Souvent dès le départ on sait si on va être dans  l’histoire ou non. Celui de la dernière fois est ici.

Premières Lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Et le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage. J’aime beaucoup le principe de donner les premiers mots d’un roman. Pour se donner une idée du roman qu’on va lire ou que l’on est en train de lire.

Pour ce cent soixante dix septième rendez vous de Premières Lignes, je vous parle du prochain roman que je vais lire dans la semaine. Il s’agit de la carte postale de Anne Berest qui fait parti de la rentrée littéraire 2021.

Premières Lignes

 » Ma mère a allumé la première cigarette de la journée, sa préférée, celle qui brûle les poumons au réveil. Puis elle est sortie de chez elle, pour admirer la blancheur qui recouvrait tout le quartier. Il est tombé dans la nuit au moins dix centimètres de neige. 
Elle est restée longtemps à fumer dehors, malgré le froid, pour profiter de l’atmosphère irréelle qui flottait sur son jardin. Elle a trouvé que c’était beau, tout ce rien, cet effacement de la couleur et des lignes. 

Soudain, elle a entendu un bruit étouffé par la neige. Le facteur venait de faire tomber le courrier par terre, au pied de la boîte aux lettres. Ma mère est allée le ramasser, en faisant bien attention de regarder où elle posait ses chaussons pour ne pas glisser. 

Toujours sa clope au bec, dont la fumée se décuplait dans l’air glacé, elle s’est dépêchée de rentrer dans la maison, réchauffer ses doigts engourdis par le froid. Elle a jeté un coup d’oeil rapide aux différentes enveloppes. Il y avait les traditionnelles cartes de voeux, la plupart des ses étudiants de fac, une facture de gaz, quelques publicités. Il y avait aussi des lettres pour mon père-les collègues du CNRS et ses thésards lui souhaitaient tous la bonne année.

Parmi le courrier, très ordinaire en ce début de mois de janvier, elle était là. La carte postale. Glissée entre les enveloppes, l’air de rien, comme si elle s’était cachée pour passer inaperçue. »

 

 

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